Vous la reconnaissez, elle? Non, non pas Courtney Cox en mal d'amour entre deux prises de Scream... Non, non, je veux plutôt parler de son personnage dans la série qui l'a rendue célébre, "Friends" : Monica Geller.
Où veux-je en venir, me demanderez-vous (ou pas)? Ce personnage a la particularité d'être un peu... Comment dire?...Rigide, maniaque, discipliné à l'extrême. Et c'est là que j'interviens, en toute modestie et simplicité. Ceux qui me connaissent un tout petit peu (la majorité, donc) ont peut être eu déjà un aperçu de ces traits de caractère qui font que je suis capable de me réveiller à 8h un jour de repos pour aller, au choix :
- courir 1 heure,
- faire du repassage, ou quelconque autre tâche ménagère,
- faire un planning des occupations des jours de vacances (à l'heure près).
- J'en passe et des meilleures.
Je n'y peux rien. Sans doute élevé à la dure, le mot discipline m'offre des contraintes auxquelles j'adore me soumettre. La notion de structure me permet, la plupart du temps, d'organiser les éléments autour de moi et de mieux comprendre le monde qui m'entoure. Cela m'aide à sortir de mon autisme en général.
Ainsi, il m'arrive de bloquer sur des broutilles qui peuvent parfois me faire passer pour un taré aux yeux des autres. Exemple? Mais à quoi peut servir cet interrupteur placé près du sol, loin de tout à la salle de sport? JE DOIS SAVOIR. J'appuie dessus. Rien de visible ne se passe. Je recommence, j'appuie, j'appuie, encore et encore. Et là, tout d'un coup, j'entends une voix : "Monsieur, s'il vous plaît, vous pouvez arrêter d'allumer et d'éteindre la lumière de la piscine?". Ok, j'ai trouvé, je suis satisfait. Taré, mais satisfait.
Ce ne sont pas des TOC, mais cette obsession de l'ordre me pousse, par exemple parmi tant d'autres, à nettoyer au javel certains endroits ou lieux au bureau parce que je vois qu'il y a du laisser-aller (les poignées de portes, nids à microbes!) et que personne ne fait rien pour arranger les choses. Ils me connaissent avec mes lingettes quand ça me prend... Honte ? Connais pas.
Cela peut se traduire par une journée non travaillé passé au crible : footing, rangement, courses, promenade du chien, ciné, shopping, ménage... Dès fois, je me fatigue, c'est dire!
Au travail, cela se traduit par le fait que je dois impérativement y arriver le premier alors que rien ne m'y pousse (notamment pas une augmentation de salaire) et que je dois non seulement faire mon job mais aussi celui des autres lorsqu'il n'est pas efficace. Les feignants apprécient, les autres sont moins polis mais ce qui me sauve c'est que j'ai conscience de cette "rigidité" et que j'en suis le premier à en plaisanter.
Pourtant, il serait temps de lacher du lest un peu... Putain, je suis avec un italien !! Les mots "organisation-ponctualité-plannification" lui sont totalement étrangers! Ah, je meurs 100 fois par semaine mais j'apprends à me relacher. Difficilement, mais l'autisme n'est pas une fatalité et la rigidité tend à disparaître avec l'âge.
N'est-ce pas Monica?
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