"Ce que nous sommes au lit reflète notre comportement dans la vie". Voici une sentence entendue aujourd'hui et je ne me lasse pas de la passer et repasser dans ma tête encore et encore et encore...
Voyons un peu cela de plus près.
Est-ce à dire que si l'on est une bête de sexe, le meilleur coup de la place parisienne, on est forcémment un conquérant, un être hyperactif et réussissant tout ce qu'il entreprend? Et au contraire, si l'on n'assure pas au lit, est-on réduit à être considéré comme la portion ennuyeuse tout le temps?
Du haut des mes nombreux printemps et du haut de mes quelques heures de vols (ah mon pauvre compteur...), je réfléchis à ces questions. Parmis tous les garçons qui sont passés dans mon lit, ceux qu je considérais comme étant les meilleurs sexuellement étaient-ils des as aussitôt rhabillés? Je n'inclus pas les petits copains dans cette liste car cela ne compte pas. Les petits copains ne doivent avoir qu'une qualité : être endurant, tenir la distance. Mais par contre, le coup d'un soir ou deux voir trois), doit tenir ce qu'il promet : performance, altitude atteinte et exstase au bout. Mais étaient-ils comme ça aussi après? Et là, c'est le drame...
Non, non, non, non, non! J'ai vu des mecs me faire grimper aux rideaux et être de véritables larves dans la vie de tous les jours : passifs, mous, sans interêts, sans énergie. Quel désastre! Ce qui se passait en dessous de la ceinture une fois sortis du lit relevait plus du fauteuil roulant que de la samba (samba! samba!).
Pour ceux qui affichent un tel contraste entre leur pôle nord et leur pôle sud, je pense que ce qui est révélé ici, c'est tout simplement une double personnalité. Je me contrôle ou me mets en retrait dans la vie de tous les jours et au lit : je m'éclate! Et pourquoi je me lâche sexuellement? Parce que je le peux! Il n'y a aucun jugement moral dans ce domaine. On couche avec une personne qui y consent et on laisse venir les plaisirs! Pas besoin d'être en costume-cravate pour apprécier les grands 8.
Pour ceux que je trouvais plutôt inhibés au lit, il m'est aussi arrivé de les voir rugir comme des lions en dehors. Compensaient-ils leur manque de prouesses sexuelles par une énergie dévorante au quotidien? C'est bien possible, mais là aussi, il y avait une forte différence entre le sexe et la tête.
Tout en gardant à l'esprit que l'on est toujours, un jour ou l'autre, le mauvais coup de quelqu'un et qu'un mauvais coup cela se fait à 2, le comportement sexuel de chacun n'est qu'un prolongement du caractère. Et comme tout prolongement, il peut être dissimulé ou bien très différent. Pas de règles là non plus au final.
Mais alors, après avoir bien observé, une autre réflexion m'est venue : la façon dont on mange est-elle révélatrice de la façon dont on fait du sexe? A suivre...
On peut effectivement appliquer le cliché à autant de situations que d'individus et la torpiller aussi sec. Comme tu viens de le faire.
Rédigé par : Laurent | jeudi 11 août 2011 à 11h04
Laurent : Oui, on peut.
Rédigé par : Enguerrand | jeudi 11 août 2011 à 18h48