"Je m'accorche à tes mots dans le moindre détail" dit une chanson... Je pourrai l'écrire à ma façon et dire plutot : je m'accroche à tes maux dans le moindre détail.
Etre en couple représente toujours le saint-graal et lorsqu'on l'obtient, il se transforme, bien souvent, en une vulgaire bouteille de Perrier. Pourquoi? Parce que, au fil du temps, on découvre alors le vrai visage de l'autre, son entière personnalité, son comportement le plus profond. Et surgissent alors, à mon humble avis, des petits travers qui peuvent très vite taper sur le système : lorsque l'autre pose son regard sur un autre dans la rue, lorsque l'autre mange déraisonnablement, losque l'on se surprend à attendre une réponse à une question et que cette réponse ne vient pas, lorsque l'on essaie de percer la carapace et pour voir si, en dessous, il y a des sentiments.
On trouve bien souvent chez sa moitié des raisons de désespérer, de raler, de perdre confiance dans sa propre force à faire fonctionner le couple. Commence alors une autre phase aussi périlleuse que celle de la quete du couple : essayer de faire changer l'autre. Qui ne s'est jamais coltiné à ce mur là? Personne.
On essaie alors tout pour arriver à faire bouger d'un millimètre l'iceberg que l'on a en face de soi. On essaie tout : un nouvel emploi du temps, la pratique d'une activité pouvant faire diversion, le conseil vestimentaire, l'application d'un régime alimentaire plus doux. Tout.
On adopte les tons les plus chattemites pour parvenir à ses fins, on lache meme du lest de son coté en espérant (qui croit encore à ces miracles?) trouver une réciprocité dans l'autre camp. Peine perdue, l'autre ne varie pas, ne change pas. On est alors obligé de faire quelque chose de contre nature : trouver un compromis, un terrain d'entente.
Ceci est d'autant plus difficile quand les habitudes de chacun sont bien présentes et ce, depuis de longues années (de célibat festif et débridé sexuellement, genre "je ne rends de compte à personne"). Et me vient alors une épiphanie!
J'ouvre les yeux et je réalise le temps que je perds à essayer de transformer l'autre à tout prix. Je réalise que de son coté il y a aussi des tentatives pour me faire changer et que j'ai été encore plus lourd qu'un rocher! Et oui, les hommes sont comme des rochers! Il est impossible de les soulever, de les bouger. Cependant, on peut les polir, les adoucir avec du temps, de la patience et de l'amour.
Polissons-nous alors!
Commentaires